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LES ORIGINES DE LA VILLE DE MONTRÉAL

 

La fondation de la ville de Montréal est unique dans l'histoire des entreprises coloniales françaises.

Loin de toute préoccupation mercantile ou de conquête militaire, entièrement financée par ses membres, la Société Notre-Dame de Montréal, association pieuse française s’inscrivant dans le grand mouvement de ferveur catholique qui a marqué le XVII° siècle, se donne pour seule mission de pourvoir à l’instruction des Amérindiens, de veiller à leur santé et de les évangéliser en créant, à cet effet, une école, un Hôtel-Dieu et une église.

C’est sur une pointe de terre de l'ile de Montréal, reconnue et déboisée partiellement par Champlain, trente ans auparavant, appelée, aujourd’hui, Pointe à Callière, qu’accostèrent le gouverneur Paul Chomedey de Maisonneuve, Jeanne Mance, future fondatrice de l'Hôtel-Dieu et les quarante pionniers pour y fonder, le 17 mai 1642, "Ville-Marie", nom choisi par la Société, quelques mois plus tôt, lors d’une réunion dans la cathédrale Notre-Dame de Paris.

 

Le vitrail se compose de trois parties distinctes : Une rosace supérieure à caractère religieux suivie de deux parties figuratives : l'Établissement de Ville-Marie et, au-dessous, la ville telle qu’elle se présente au XVIII° siècle, connue depuis 1724, sous le nom de Montréal.

La rosace dominée par la grande croix couleur or, symbole de la lumière, met en évidence le caractère missionnaire de la fondation.

On peut y lire l'inscription suivante : "Œuvre missionnaire jésuite - Le Père Vimont a célébré la première messe à Ville-Marie".

Figurant en pied, de part et d'autre du petit poste de Ville-Marie, deux personnages illustres dont les noms sont associés aux origines de Montréal, le découvreur du site : Samuel de Champlain et le fondateur : Paul Chomedey de Maisonneuve.

​A gauche, Champlain est représenté d'après un autoportrait figurant dans son illustration de la guerre iroquoise en 1609 (seul portrait authentique connu à ce jour). L'artiste Nicolas Sollogoub a, cependant, pris la liberté de le présenter la tête découverte et le casque sous le bras, étant persuadé que Monsieur de Champlain ne se serait jamais permis de rentrer dans une église la tête couverte.

Il déplie la carte du site qu'il a tracée.

Près de lui, un extrait du texte qu'il a écrit, après avoir reconnu le site en 1611 et commencé son défrichement. Jugeant le lieu propice à l'installation d'un établissement :

"Ayant donc reconnu et trouvé ce lieu un des plus beaux qui fût en cette rivière, je fis aussitôt couper et défricher le bois de ladite Place Royale, pour la rendre unie et prête à y bastir..."

 

A droite, identifié par le costume qu'il porte et l'inscription sur laquelle on peut lire : Paul Chomedey de Maisonneuve 1612-1676, le gouverneur de Ville-Marie, fier de la mission accomplie, pointe du doigt le fortin entouré de sa palissade en rondins de bois, "éclairé de lucioles, le soir venu".

Présentée en premier plan, au pied du Mont-Royal, dans la beauté de son cadre naturel, entre ciel et fleuve Saint-Laurent, Montréal a maintenant acquis sa personnalité architecturale à l'abri des fortifications. On peut y reconnaître, encore aujourd'hui, certains des bâtiments, précieux patrimoine historique de la grande métropole.

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