
HOMMAGE A LA CITÉ DE BROUAGE
Classée Grand Site National français
La croix monumentale, terminée par une ancre marine, symbolise l'enracinement des pionniers français en Nouvelle-France, soutenus par leur courage et leur foi.
Quelques vers du beau poème "Brouage" de Delly Aubin, suggèrent ce que fut la destinée de la Cité fortifiée, autrefois, premier port d'exportation du sel en Europe, "plus beau havre de France", condamnée lentement au silence par l'envasement irréversible de sa baie.
"La mer, au loin, s'est retirée, comme l'histoire au fond des temps,
Et la forteresse ignorée ne vit plus qu'au souffle des vents.
Mais voici qu'elle peut renaître, la Cité des rêves perdus,
Son lourd passé a cessé d'être une moisson d'espoirs déçus".
La mer ne baigne plus ses remparts, mais le charme discret des lieux et le passé glorieux de la place forte gouvernée par Richelieu ne pouvaient laisser quiconque indifférent.
Brouage a récemment retrouvé la place qui était sienne dans la mémoire collective.
Et, par un juste retour des choses, ce sont, aujourd'hui, les descendants des pionniers du XVII° siècle qui viennent toujours plus nombreux se recueillir, dans la ville natale de Champlain, aux sources de leur histoire.
Le porche de l'église franchi, les regards, sollicités par le langage universel de l'art sacré, convergent vers le chœur, lieu de la présence du Christ dans le tabernacle.
Il ne s'agit plus, ici, comme dans les deux vitraux précédents, d'évoquer principalement, par le graphisme, les débuts de l'histoire de l'implantation française en Amérique du Nord, mais d'exprimer, par des couleurs vives et chatoyantes, le destin d'une ville exceptionnelle.
La date : 1555, inscrite sur l'ancre marine, est celle de la fondation de la ville de Brouage, appelée alors : Jacopolls, du nom de son fondateur Jacques de Pons, seigneur d'Hiers et de Mirambeau.
Juste au-dessous de l'ancre marine, on reconnaît le blason de la Charente-Maritime.
A la pointe des deux rubans bleu-argent, discrètement entrelacés, le chardon écossais et l'anémone, fleurs préférées des mécènes David et Liliane Stewart, rappellent leur attachement à Brouage.
Afin de souligner les liens privilégiés qui unissent le Canada à la France et, à Brouage, en particulier, Nicolas Sollogoub, après avoir créé le carton, en a confié l'exécution, sur la recommandation de M. Philippe Borgeot, architecte des Bâtiments de France, au Maître-verrier bordelais, Jacques Viviani, qui a reproduit les couleurs avec une grande maîtrise.