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 LE BIENHEUREUX FRANÇOIS DE MONTMORENCY-LAVAL (1623-1708),

Premier Évêque du Canada

 

Né au château de Montigny-sur-Avre (Eure-et-Loir), le 30 avril 1623, le futur évêque du diocèse de Québec découvre sa vocation religieuse à l'âge de treize ans, au décès de son père. C'est au moment de partir missionnaire pour le Tonkin qu'il est, d'abord, nommé vicaire apos­tolique en Nouvelle-France, le 8 décembre 1658.

Le vaste territoire dont il a la charge s'étend de la rive acadienne à la vallée du Saint-Laurent, jusqu'à la Louisiane, alors française, au sud.

 

Arrivé à Québec, le 16 Juin 1659, l'infatigable vicaire met en place les structures de l'église naissante, fonde le Grand Séminaire en 1663, suivi, quelques années plus tard, du Petit Séminaire, tout en exerçant son activité pastorale, à pied, en canot ou en raquettes, à la rencontre de ceux qui souffrent, quelle que soit leur origine, peuples des Premières Nations aussi bien que pionniers.

S'opposant au commerce de l'eau de vie dont sont victimes certains autochtones, il mènera, pendant vingt ans, une lutte sans merci contre les marchands qui leur en fournissent en échange de peaux de castors (très appréciées en Europe à l'époque) jusqu'à ce qu'il obtienne du roi louis XIV, la promulgation d'un édit interdisant toute vente de boissons alcoolisées aux Amérindiens.

 

La croix qui s'élève sur toute la hauteur du vitrail évoque l'implantation du Christianisme en Amérique du Nord sous l'impulsion de son Premier Evêque qui sera béatifié par le Pape Jean-Paul Il, le 22 juin 1980.

On reconnait, sur le médaillon, en premier plan, le portrait de François de Laval dont le vis­age incolore exprime la haute spiritualité de I'homme d'église.

A l'arrière-plan, traitée dans le style des gravures du XVII° siècle, la ville de Québec, dans laquelle on reconnaît les bâtiments du grand séminaire, à l'origine de la célèbre Université Laval, première Université francophone en Amérique du Nord.

Au-dessous de l'effigie, sur la carte de l'Amérique du Nord. telle que dessinée par Champlain, les armes des Montmorency, suivies de leur devise : "Que Dieu ayde au premier baron chrestien".

En bas, à l'extrême gauche, le chef indien de Notre-Dame de Lorette. Baptisé, il porte en pen­dentif une médaille où s'inscrit une croix et tient dans sa main deux poissons (le poisson étant le symbole des premiers chrétiens).

 

Un groupe d'Amérindiens accueille, lors d'une halte, un vol d'oies sauvages de retour avec le printemps. Elles évoquent les migrations saisonnières des autochtones à la poursuite du gibier ou à la recherche des bancs de poissons, tandis que le rat musqué et le castor nous rappellent l'habitat canadien.

L'habileté du castor, son ardeur au travail et le rôle historique qu'il a joué dans la pénétration du territoire par les explorateurs et les trappeurs en quête de sa fourrure, en ont fait, avec la feuille d'érable, un des symboles du Canada.

 

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